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II. L’engagement anarchiste

 

Zo d'Axa par Steinlen

 

L'attentat du café Terminus

Désormais intégré dans les cénacles, Victor Barrucand s’intéresse aussi au théâtre, et réédite de vieilles farces de Tabarin, célèbre bouffon de la place Dauphine, jouées au Théâtre de la Bastille en 1889-1890. En 1891, il échange une correspondance avec Henrick Ibsen, qui vient d’être découvert par André Antoine, et lui demande ses lumières sur la traduction du Canard sauvage joué le 27 avril 1891 au Théâtre Libre. Il lui consacre une conférence en 1893 :  Ibsen et la rénovation sociale.

L’année 1892 marque le cap de son engagement anarchiste. à notre connaissance, c’est à partir de cette date qu’il prend parti pour la Cause. Jean Maitron a parlé de son apologie de Ravachol dans L’Endehors du 24 juillet 1892. Le directeur, Zo d’Axa, avait été forcé de s’enfuir en janvier et avait laissé à Barrucand, Fénéon et d’autres le soin de la rédaction de son journal : ils le maintiendront pendant plus d’un an.

Fin 1893, quand les « lois scélérates » sont votées pour contrer les menées anarchistes, Barrucand participe aux conférences du groupe de l’Idée nouvelle qui ont lieu chaque vendredi à l’Hôtel Continental. Il est mêlé au procès d’Emile Henry, qu’il a eu l’occasion de rencontrer à Forges-les-Eaux peu de temps avant qu’il pose sa bombe au Café Terminus de la Gare Saint-Lazare. Dans Mes Cahiers, Maurice Barrès révèle qu’avec Fénéon, il procure à Henry des documents qui lui inspirent le réquisitoire qu’il prononce en cour d’assises en avril 1894.

Préambule

Le poète musicien

L'engagement anarchiste

La Revue blanche et le Chariot de terre cuite

La première Révolution et le Pain gratuit

Fédéralisme et dreyfusisme

1900 tournant d’une vie

1902 l’Akhbar

L’éditeur d’Isabelle Eberhardt

Les combats d’un indigènophile

Orientalisme et réformes d’après-guerre

Epilogue