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IV. La première Révolution et le Pain gratuit

 

Portrait imaginaire par Vuillard

 

 

Choudieu par Delcourt

Dilettante studieux et autodidacte, Victor Barrucand se fait aussi connaître par ses « bouquins » sur la période révolutionnaire. Il doit sans doute cet intérêt à son ancêtre Nicolas Barrucand, cousin de son grand-père, qui s’illustra comme « vainqueur de la Bastille ». Il rassemble les mémoires inédits du général Rossignol, puis ceux de Pierre Choudieu, héros révolutionnaires de second ordre, dans deux volumes publiés chez Plon en 1896 et 1897. En février 1897, il donne à l’Odéon Pour le Roi, drame historique en un acte où l’héroïne tente de sauver le roi en usant de ses charmes. Le 1er décembre 1902, Barrucand présente dans la Revue Blanche un dernier document : Les Volontaires de Gentilly, comédie inédite en un acte écrite par Anaxoras Chaumette, procureur de la Commune de Paris de 1793.

Il ne serait pas étonnant que ce soit dans la fréquentation des vieux papiers révolutionnaires que Victor Barrucand ait redécouvert cette idée du pain gratuit, doléance populaire s’il en est. En cette fin de siècle qui verra l’unification du bloc socialiste, sa thèse est qu’il faut accorder à tous la gratuité du pain, selon un mode de distribution nettement inspiré d’un système communiste. Cette proposition révolutionnaire va loin puisqu’elle fait l’objet d’une proposition de loi signée par 22 députés. Malgré une campagne de conférences dans toutes les grandes villes de France, malgré la publication d’un manifeste et l’appui financier du riche et généreux Thadée Natanson, la gratuité du pain sera finalement rejetée puis oubliée. Dans son élan, Victor Barrucand applique le modèle au théâtre, qu’il veut libre et gratuit – une sorte de théâtre populaire avant l’heure.

Préambule

Le poète musicien

L'engagement anarchiste

La Revue blanche et le Chariot de terre cuite

La première Révolution et le Pain gratuit

Fédéralisme et dreyfusisme

1900 tournant d’une vie

1902 l’Akhbar

L’éditeur d’Isabelle Eberhardt

Les combats d’un indigènophile

Orientalisme et réformes d’après-guerre

Epilogue