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V. Fédéralisme et dreyfusisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dreyfus devant ses juges à Rennes

A partir de 1897, Victor Barrucand se fait un des ardents défenseurs du fédéralisme. Ce nouvel idéal repose sur l’action spontanée et sur « les infinies ressources de l’association et de la fédération ». Curieusement, c’est dans les Bouches-du-Rhône qu’il va mettre en œuvre cette politique : il se présente à la députation d’Aix-en-Provence, sous l’étiquette de socialiste fédéraliste, mais est battu par un guesdiste « du pays », Gabriel Baron. Lors du Congrès socialiste de décembre 1899, il représente deux fédérations : l’Espoir social de la Valentine et le groupe marseillais de Saint-Marcel. Il prend la parole pour s’opposer à une représentation proportionnelle des délégués à la commission de résolution : « Voyons notre fédération départementale : comment est-elle représentée dans votre système ? Que serons-nous ? Que seront les syndicats ? Absolument rien. […] Soyons non seulement égalitaires, mais justes. »

En 1899 et 1900, sous la responsabilité de Léon Blum, Victor Barrucand donne plus de vingt collaborations à la chronique littéraire de la Revue blanche. Mais c’est surtout son engagement pour la cause dreyfusarde qui l’absorbe pendant toute l’année 1899. Il est envoyé par la Ligue des Droits de l’homme à Rennes pour la révision du procès Dreyfus, comme éditorialiste du seul journal local dreyfusard, L’Avenir de Rennes, où paraîtra, le 12 septembre, une pétition de soutien signée par la majorité des défenseurs de Dreyfus présents au procès.

Préambule

Le poète musicien

L'engagement anarchiste

La Revue blanche et le Chariot de terre cuite

La première Révolution et le Pain gratuit

Fédéralisme et dreyfusisme

1900 tournant d’une vie

1902 l’Akhbar

L’éditeur d’Isabelle Eberhardt

Les combats d’un indigènophile

Orientalisme et réformes d’après-guerre

Epilogue