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VII. 1902 l’Akhbar

 

Yacoub, chef des révoltés

La une de l'Akhbar pour le décès d'Eberhardt

Mais pour Victor Barrucand, le combat n’est pas fini. La première affaire où il va prendre la défense, non plus des Juifs, mais des indigènes musulmans est celle de la révolte de Margueritte. Cet accrochage entre colons et ouvriers indigènes a dégénéré en une véritable insurrection et il y a eu mort d’hommes. La France entière s’effraye de l’insécurité qui règne en Algérie. En mars 1902, le gouvernement prend des mesures et instaure les tribunaux répressifs, une juridiction particulièrement sévère pour les indigènes. Gérente est en pleine campagne électorale et appuie leur création. Barrucand décide alors de quitter Les Nouvelles. Il collabore à La Dépêche algérienne, le grand quotidien auquel il sera fidèle pendant plus de trente ans, et rachète, grâce à l’appui de notables généreux, L’Akhbar, un vieux titre de la colonie disparu depuis 1897.

Le premier numéro de L’Akhbar sort des presses le 30 novembre 1902. C’est un hebdomadaire de huit pages, essentiellement politique et littéraire. Sa ligne éditoriale est la défense d’une politique coloniale alternative qui repose, non plus sur l’assimilation des races, mais sur l’association des Musulmans à la vie sociale, économique et culturelle de l’Algérie. Barrucand écrit beaucoup. Il s’attache la collaboration d’intellectuels musulmans et de journalistes et écrivains aussi divers que Jean Rodes, Pierre Mille, Edmond Fazy, John Antoine Nau, André Salmon.

Préambule

Le poète musicien

L'engagement anarchiste

La Revue blanche et le Chariot de terre cuite

La première Révolution et le Pain gratuit

Fédéralisme et dreyfusisme

1900 tournant d’une vie

1902 l’Akhbar

L’éditeur d’Isabelle Eberhardt

Les combats d’un indigènophile

Orientalisme et réformes d’après-guerre

Epilogue