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X. Orientalisme et réformes d’après-guerre

 

Couverture par Ketty Carré

 

Couverture par Mohammed Racim

 

 

Victor Barrucand et sa famille au milieu des années vingt

L’année 1919 voit l’aboutissement de ses batailles. La loi du 4 février élargit le corps électoral, accorde le droit de vote aux conseillers municipaux indigènes et octroie la nationalité française aux militaires indigènes. Barrucand est élu conseiller municipal d’Alger en 1921. Mais L’Akhbar, vendu plus cher, ne paraît plus que tous les mois, voire tous les deux mois. C’est à cette période que Barrucand devient rédacteur attitré de La Dépêche algérienne, où il tient notamment la rubrique économique et financière. Il reste impliqué dans les combats politiques de ses amis musulmans et soutient en particulier l’émir Khaled, mais la corruption et les complots rendent la lutte difficile, en même temps que le mouvement se divise.

Le vieux code de l’indigénat est finalement abrogé en 1927, par le gouverneur Pierre Bordes. Dans l’élan, Victor Barrucand soutient une délégation qui se rend à Paris en 1928 pour réclamer l’accès à la députation des indigènes, sans résultat. Lui même, disposant d’un permis de circulation sur la ligne PLM, se rend fréquemment à Paris où il dispose d’une chambre dans l’île Saint Louis. Il collabore à un périodique financier parisien et consacre une part importante de ses revenus à la spéculation boursière, ce qui le conduira à la faillite quelques années avant sa mort.

Le 22 juillet 1930, à l’occasion des fêtes du centenaire de l’Algérie française, Arthaud publie les deux volumes de L’Algérie et les peintres orientalistes. L’album présente des œuvres de vingt-six peintres orientalistes, pour la plupart anciens résidents de la Villa Abd-el-Tif. Le deuxième volume contient une présentation très personnelle du mouvement par Barrucand, qui a été choisi pour donner une cohérence à l’ensemble. Cet ouvrage  (« Le Barrucand ») fait toujours référence aujourd’hui.

A cette époque, la situation de L’Akhbar se détériore encore : il ne sort plus que tous les deux mois. Barrucand s’isole, sort peu, même s’il continue à écrire quotidiennement dans La Dépêche algérienne. Il ne vit presque plus avec sa femme et son fils, installés à El Biar, et préfère son appartement du vieux quartier de la Marine. L’été, il retourne en famille dans le Poitou ou à Annecy, mais ses problèmes cardiaques s’aggravent. Le dernier numéro de L’Akhbar est publié le 13 février 1934. Barrucand s’éteint à El Biar le 13 mars. Près de 2000 personnes suivent le cortège funèbre, parmi lesquelles les plus hauts dignitaires de la colonie.

Préambule

Le poète musicien

L'engagement anarchiste

La Revue blanche et le Chariot de terre cuite

La première Révolution et le Pain gratuit

Fédéralisme et dreyfusisme

1900 tournant d’une vie

1902 l’Akhbar

L’éditeur d’Isabelle Eberhardt

Les combats d’un indigènophile

Orientalisme et réformes d’après-guerre

Epilogue